Les sauniers de la Salorge: Matthieu et Benoit

Pour débuter cette rubrique de portraits, nous commençons naturellement par nous mêmes, sauniers. Nous profitons pour les photos du travail de Christine Lhôte qui est venu cet été 2011 faire le portrait du marais dans le cadre du réseau « Accueil Paysan » auquel nous adhérons.

 

Matthieu est originaire de st Gilles croix de vie, à 30km au nord du pays d'Olonne. Il s'intéresse très vite aux marais salants en effectuant entre autre son stage de BTS au sein du marais salant communale de St Hilaire de Riez. Passant quelques années dans l'animation auprès d'un public large, entre estivants et classes de mer sur les thématiques de l'environnement littoral, il revient dans les marais salants en 2008 en tant que salarié, sur le secteur des Sables d'Olonne. Deux saisons lui permettent de se familiariser avec la production de sel, à la suite desquelles il rejoint le « marais aux fèves » à l'Ile d'Olonne, en intégrant le GAEC « La Salorge de la Vertonne », fin 2009.

 

 

 

Benoit, originaire du Pays d'Olonne, commence à trainer dans le marais d'Olonne en 1996 en étant plusieurs années durant bénévole à l'Observatoire d'Oiseaux. Dés les premiers jobs d'été, il réussit à faire plusieurs saisons dans la valorisation et l'exploitation de marais salants, de 2000 à 2004. En 2005, en compagnie de Samuel, il s'installe sur le « Marais aux fèves », répondant à la proposition de la Communauté de Communes, propriétaire du site. En bail à ferme, en tant qu'exploitant agricole, les deux camarades créent le GAEC « La Salorge de la Vertonne ».

 

 

Matthieu et Benoit, en plus de leur l'âge et de leur gabarit, ont en commun cette passion du marais. Allier l'art et l'artisanat qu'est le métier de saunier, à la passion naturaliste, le cadre est idéal pour aller plus loin dans la réconciliation entre l'homme et son territoire.

« Agir tous les jours dans le marais salant nous permet d'évoluer parmi une faune et une flore riche et attachante, mais aussi de se poser de bonnes questions sur l'impact de nos actions: tels travaux parant aux urgences des prochains jours, tel chantier préparant le site pour les années à venir. Le terme de « durable » se comprend au quotidien grâce à ce métier où l'on a le luxe de devoir tout faire à la main. Redécouvrir l' « échelle humaine » à tous ces niveaux est riche d'enseignements! »

 

Publié le : Monday 05 December 2011